Le mot « Automne », qui signifie « saison entre l’été et l’hiver, caractérisée par le déclin des jours, la chute des feuilles » (Le Robert), est apparu un peu tard en ancien français, qui employait auparavant « gain », au sens du « temps de la récolte » (« ibidem »).
« Après l'été pluvieux, l'automne rayonnait. Dans les vergers, les fruits pullulaient sur les branches. Les pommes rouges brillaient comme des billes d'ivoire » (R. Rolland).
À son sens propre s’est ajouté un sens figuré « de maturité ou de déclin » (Le Robert, qui précise qu’il est surtout utilisé au XIXe siècle), notamment de la vie humaine :
« Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais ! »
(A. de Lamartine)
L’anglais « autumn » est également emprunté au latin, en passant par le français selon certains, avec le même sens figuré : « he was in the autumn of his life ».
L’allemand « Herbst » vient peut-être de « harben », « saisir ». Et il possède d’autres sens, « récolte, vendange », à la base du verbe « herbsten », « faire la récolte d’automne, vendanger ». De quoi rendre les Français jaloux !