« car », ancienne conjonction de coordination issue de latin « quare », fut critiqué au XVIIe siècle par les puristes (Malherbe) et menacé de disparition (à remplacer par « pour ce que »). Heureusement, le « car » fut défendu avec énergie chez Mme de Rambouillet par le poète Voiture (1637), cela ne s’invente pas !
Son homonyme justement, le nom « car », est emprunté à l’anglo-américain « car » « véhicule sur rails », qui est une spécialisation du terme courant, signifiant « voiture ». La boucle est bouclée.
Notons que « car en effet » est généralement considéré comme un pléonasme, car cette association, fréquente à l’oral, semble dire deux fois la même chose, en introduisant une explication. « Car en effet il n'y a que deux états dans la vie : le célibat et le mariage » (F.-R. de Chateaubriand). Cependant, on ne peut pas toujours parler de pléonasme, comme dans l’exemple de Chateaubriand où « en effet » signifie « réellement, en réalité ».