Le vocabulaire de l’équitation est riche et varié. Les termes pour parler de l’équitation ont deux origines : populaire par le latin (« cheval » vient de « caballus », qui a aussi servi à former « cavalier » en passant par l’italien) et savante, du latin et du grec : « équestre, équitation » sont liés à « equus » et le grec a donné la base « hippo », comme dans « hippique, hippologie ». Des membres du cheval sont désignés par des termes du corps humain : « pieds, jambes (ne jamais parler des « pattes » d’un cheval !), coude, genou, épaule, front », … car on a trouvé des ressemblances, parfois relatives, entre les squelettes des deux espèces.
L’équitation académique a défini diverses figures équestres : « courbette, croupade, cabriole », … et certains termes sont passés dans le langage courant. La couleur des robes du cheval est désignée avec des termes spécifiques : « bai, alezan, isabelle, souris, aubère », …
« Par une belle matinée du mois de mai, une élégante amazone parcourait, sur une superbe jument alezane, les allées fleuries du Bois de Boulogne. » (A. Camus, « La Peste »)
De nombreuses expressions équestres sont passées dans la langue commune, avec un sens figuré : quand on a « mis le pied à l’étrier » il faut « tenir les rênes », mais pas trop serrées, pour éviter que le cheval ne « ronge son frein » et « prenne le mors aux dents ». Si l’on « n’est pas dans son assiette », mieux vaut « lâcher la bride », sans « être à cheval » sur les principes ni « monter sur ses grands chevaux ». Bref, il faut savoir « se remettre en selle ».