Le nom « binette » a une origine amusante.
Son premier sens est « perruque à la Louis XIV ».
Le mot vient peut-être de « bobinette » ou de « trombinette ». « On a évoqué un perruquier de Louis XIV, nommé « Binet » ; si le sens initial est bien
« perruque », il pourrait s'agir du rad. bin- » (Robert).
En tout cas, on perçoit « binette » comme un diminutif. D’un niveau un peu familier, « binette » signifie
« visage », comme « bouille, bobine, trombine, frimousse ».
Et, de même qu’on peut se casser la figure ou la gueule (très familier), on peut se casser la binette, c’est-à-dire faire une chute. Notons l’emploi non pronominal « casser la figure » et « casser la gueule », au sens de « frapper violemment au visage ». « Binette », moins agressif, ne connait que l’emploi pronominal et l’expression connote une chute moins brutale (et moins familière) qu’avec « gueule » :
« Florence s’est cassé la binette sur une piste noire. »
On ne confondra pas les deux binettes. L’homonyme désigne un « instrument de jardinage servant à biner » (TLFi).
« Se casser la binette » ne signifie pas (encore) s’épuiser à biner la terre. « Le jardinier gratte la terre avec sa binette pour la nettoyer ou l’aérer. »
Le bêcheur utilise un outil plus fort pour retourner la terre.