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Etc.

Histoire des mots | 05 juin 2018 | par Jean-Christophe Pellat

La locution « etc. » pose divers problèmes à l’oral et à l’écrit.

Cette abréviation d’une locution latine est transparente : « et » est suivi de « cetera » ou « caetera », neutre pluriel qui signifie « toutes les autres choses ». La graphie recommandée est « et cetera », mais on rencontre aussi « et cætera » ou « et coetera ». On entend aussi diverses prononciations : « et setera », « excetera », « egcetera », etc. L’Académie recommande « et setera ».

« Et cœtera, et cœtera. Mallarmé n’aimait pas cette locution, – ce geste qui élimine l’infini inutile. Il la proscrivait. Moi qui la goûtais, je m’étonnais » (P. Valéry). « “Et cetera” s’emploie pour indiquer qu’une énumération ou une phrase quelconque sont incomplètes » (« Bon usage », § 221 a). « Les tours de l’échelle, de la perche, de la boule, des tonneaux, etc., furent exécutés avec une précision remarquable » (J. Verne)

Pour le sens, les points de suspension sont inutiles après « etc. », car ils répètent l’indication que l’énumération est incomplète, déjà donnée par « etc. » Et comme « etc. » a un sens neutre, on ne devrait pas l’employer pour désigner des personnes. Mais l’usage se le permet souvent. Enfin, pour l’élégance du style, on devrait employer « etc. » seulement après au moins deux premiers éléments d’une énumération : des pommes, des poires, etc.