À l’origine, une midinette était une « jeune ouvrière ou vendeuse parisienne de la couture, de la mode » (Grand Robert).
« C’était tout son passé de midinette qui lui revenait à la bouche […]. Ses déjeuners froids, seule sur un banc des Tuileries, au milieu des pigeons et des moineaux, lorsqu'elle était vendeuse avenue de l'Opéra » (R. Martin du Gard).
Le suffixe diminutif « -ette » avait une connotation positive et la midinette était un personnage sympathique (voir Mimi de « La bohême »). Puis, on a oublié le métier pour désigner (1922) une « jeune fille simple et frivole, à la sentimentalité naïve » (TLFi), qui se rapproche, avec une sonorité voisine et un sens légèrement différent, de la « minette » (1), nom plus ancien formé du même suffixe (« petite chatte ») et souvent employé comme terme d’affection avec un sens mélioratif.
On représente la midinette lisant des romans d’amour, des magazines people ou écoutant des chansons sentimentales et l’on appelle certains artistes « chanteurs pour midinettes », comme Justin Bieber, Roch Voisine ou même M. Pokora, après Johnny Hallyday et Claude François.
(1) Et au masculin, « j’adore les chats, mais je déteste les minets » (Jacques Dutronc).