La lettre « z » est employée surtout dans des mots d’origine étrangère, issus de l’arabe ou de l’hébreu (« azur, azyme, bazar, bizarre, zéro, » ...) ou d’autres langues (« zinc, zèle, gaz, gazon, rizière »). On trouve aussi « z » dans les noms de nombre supérieurs à dix (une série unifiée de « onze » à « seize »), mais on écrit « x » pour noter [z] dans « deuxième, dixième ». Quand on écrit zz, ce n’est pas encore l’onomatopée « zzzz... » qui évoque un léger vibrement (insecte, ronflement, ...). La lettre double zz se prononce [z], [ts] ou [dz] dans quelques mots étrangers, généralement d’origine italienne, comme « pizza » (« blizzard » est d’origine américaine).
La finale des verbes, des noms et des participes passés en « é » s’écrivait autrefois -ez au pluriel («vous chantez ; amitiez, liez »), le -z servant à indiquer la prononciation « é », contrairement au -s final (« tu chantes, files, pâtes »). En 1762, l’Académie a remplacé ce -z par le -s, avec accent sur le « e » dans les noms et participes (« amitiés, liés »). Mais elle a gardé certaines finales en -ez (« chez, nez, assez, » ...), notamment à la 2e personne du pluriel des verbes (« vous aimez »).
Parmi les mots qui commencent par un « z », certains sont très savants (« zodiaque, zénith »), d’autres très courants (« zapper, zoom »), avec des effets de répétition (« zinzin, zozo »), sans parler de « Zorro », de « Zorglub » (Spirou) ou de la chanson de Pierre Perret. R. Queneau, le père de Zazie, a écrit les « zieux » en jouant sur la liaison avec « yeux », qui expliquent le verbe familier « zieuter », « jeter un coup d’œil ». En créole, jouant aussi sur la liaison plurielle, un ou une « zoreille » est un(e) métropolitain(e). L’origine de cette appellation crée la zizanie entre spécialistes.Restons zen.